À propos du projet de recherche

CLAAC est un acronyme pour CLasse d’Apprentissage ACtif que nous utilisons pour désigner les locaux spécialisés dans lesquels se dérouleront les expériences. Le projet CLAAC est un partenariat formé de 7 partenaires provenant des établissements suivants:

♦ Université de Montréal
♦ Collège Ahuntsic
♦ Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne
♦ Collège de Rosemont
♦ Cégep de Saint-Félicien
♦ Cégep de Trois-Rivières
♦ Dawson College

L’objectif principal du projet de recherche est de mieux comprendre les conditions d’utilisation des CLAAC. Le projet s’intéresse plus particulièrement à l’aménagement des locaux, aux stratégies pédagogiques ainsi qu’à l’utilisation des technologies pour l’apprentissage. Plusieurs composantes liées à la réussite des étudiants et au développement professionnel des enseignants seront également étudiées afin de pouvoir identifier les conditions d’utilisation favorables. Aussi, les expériences se dérouleront simultanément dans quatre classes avec des enseignants des disciplines variées: économie, français, mathématique et physique.

Un grand nombre d’établissements d’enseignement se dotent depuis quelques années de classes d’apprentissage actif. Certaines caractéristiques de ce type de classe, notamment la disposition des étudiants en petits groupes et la forte présence d’outils technologiques, favorisent l’intégration des technologies dans les activités pédagogiques et l’utilisation de formules pédagogiques différentes de l’exposé magistral que l’on désigne souvent comme des «pédagogies actives» (ex. apprentissage par problèmes). Les résultats de plusieurs recherches supportent l’idée que l’utilisation de ces classes avec certaines méthodes d’enseignement conduit à une hausse des résultats scolaires. Les liens sont cependant très complexes entre l’aménagement, les pratiques des enseignants et l’utilisation des technologies. De plus, les études portant sur les effets de ces classes restent surtout limitées au domaine de la physique et aux effets sur les résultats scolaires. D’autres contextes et impacts de l’utilisation de ces classes, par exemple la motivation ou l’engagement cognitif, restent à étudier afin de mieux guider leur implantation dans les établissements d’enseignement.

La structure de partenariat ainsi que la méthodologie de recherche ont été conçues pour intégrer les chercheurs et les enseignants participants dans le design des interventions et le partage des connaissances. L’approche envisagée est celle du design-based research. Lors des expériences, chaque semestre comprendra une phase de design des interventions en classe, une collecte de données et enfin une analyse des résultats. Pendant près de 3 ans, chaque semestre représentera donc une opportunité d’améliorer les interventions et de suivre l’impact des changements apportés dans les conditions d’utilisation.