Lancement de la recherche sur les CLasses d’Apprentissage ACtif (#CLAAC)

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous vous annonçons le lancement du projet de recherche sur les CLasse d’Apprentissage ACtif (CLAAC).  Ce projet est mené par un partenariat inter-ordre (Université de Montréal, Collège Ahuntsic, Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, Collège de Rosemont, Cégep Trois-Rivières et Dawson College) formé pour mener une étude visant à mieux comprendre les conditions d’efficacité de l’utilisation des CLAAC.

Vue_ecranDéjà, plus de 8 collèges se seraient dotés de telles classes (Kingsbury, 2012). Mais de quoi s’agit-il au juste ? Les classes d’apprentissage actif  sont des locaux dotés d’un environnement technologique riche et d’un aménagement facilitant le travail collaboratif entre les étudiants. Alors que l’aménagement des classes est habituellement fait pour privilégier l’enseignement magistral,  l’aménagement des CLAAC privilégie plutôt l’apprentissage actif en petits groupes et avec les technologies.

Les travaux de Beichner (2007) en physique ont démontré l’intérêt d’utiliser ces aménagements dans des cours de physique à l’université aux États-Unis. Cependant, peu d’études ont été réalisées dans d’autres contextes. Au collégial, l’équipe de Elizabeth Charles (Charles et al., 2011) a démontré qu’il y avait des avantages intéressants lorsque les enseignants utilisent des pédagogies actives, mais que ces aménagements s’accordent plutôt mal avec l’enseignement magistral. S’il y a actuellement beaucoup d’enthousiasme pour ce concept, il faut reconnaître qu’il est dispendieux, les coûts d’aménagement de ces classes frisant souvent les 100 000 $ à 400 0000 $.

Notre recherche portera sur les relations complexes entre les pratiques pédagogiques et les aménagements physiques et technologiques d’une part, et la motivation, l’engagement et l’apprentissage des étudiants, d’autre part. Nous voulons aussi mieux comprendre comment ces classes affectent les pratiques pédagogiques des enseignants dans ces nouveaux environnements, et comment ces pratiques évoluent dans le temps. Enfin, nous étudierons l’utilisation de CLAAC de différents types : des classes « haut de gamme » aux classes à aménagement plus modeste, mais tout de même équipées pour favoriser ce même type d’activités.

Ce projet est financé d’une part par le programme de développement de partenariat (programmes Savoir et Connexion) du CRSH (avec Bruno Poellhuber de l’Université de Montréal comme chercheur principal) et par le programme PAREA du MESRST d’autre part (avec Samuel Fournier St-Laurent du Collège Ahuntsic comme chercheur principal). Les co-chercheurs sont  Samuel Bernard du Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, Louis Normand du Collège de Rosemont, Chantal Desrosiers du  Cégep de Trois-Rivières et Elizabeth Charles de Dawson College.

twitter-bird-light-bgsNous espérons que notre projet va susciter l’intérêt pour les pédagogies actives et pour le développement de collaborations en  recherche sur les pédagogies actives et les technologies. Afin d’alimenter la discussion autour des CLAAC, nous partagerons avec vous nos expériences, du matériel de formation pour ceux qui souhaitent s’investir dans de tels projets, des scénarios pédagogiques et plusieurs autres ressources tout au long du projet. En plus du présent blogue (pour lequel un fil RSS est disponible), vous pouvez aussi nous suivre sur Twitter et participer à la discussion en utilisant le mot-clic #CLAAC. Si vous souhaitez collaborer plus activement, contactez un des chercheurs de l’équipe.

5 réflexions au sujet de « Lancement de la recherche sur les CLasses d’Apprentissage ACtif (#CLAAC) »

  1. Félicitations pour cette belle initiative. Il serait intéressant de jumeler notre communauté de partage en «apprentissage actif en Méthodes quantitatives» qui regroupe les cégeps de St-Félicien , Rivière-du-Loup, Lévis-Lauzon et Victoriaville. Je vais en discuter avec Chantal Desrosiers….

    1. Je suis très fière de faire partie de cette expérience, car je crois aux bienfaits des TIC et de l’apprentissage actif même dans les cours de littérature française.

      Mireille Francesconi
      Enseignante au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne

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